Je vais être un moins léger que d'habitude mais ce blog me sert aussi de défouloir. Je vais donc m'épancher m'introspecter (ça se dit ??), me complaire dans mon
malheur et ce devant vos yeux incrédules et pas plus tard qu'immédiatement :
Je vais être un moins léger que d'habitude mais ce blog me sert aussi de défouloir. Je vais donc m'épancher m'introspecter (ça se dit ??),
me complaire dans mon malheur et ce devant vos yeux incrédules et pas plus tard qu'immédiatement :
Eté 97 :
A l’époque je passais mes étés à faire de l’animation dans des centres aérés, à la base c’était pour passer du temps avec mon meilleur ami (de l’époque et actuel), pour rencontrer pleins de filles et pas trop me fatiguer (l’argent étant loin d’être un argument valable pour ce genre d’activité).
Bref cela faisait déjà plusieurs fois que j’étais animateur dans cette colonie, j’y avais pris mes aises et une certaine complicité avec la direction me laissait le champ libre dans l’organisation des journées et des activités.(dans les limites imposées par la présence de 15 mômes de 5 à 8 ans quittant leurs parents pour la 1ere fois)
C’est cet été là (il y a 10 ans il y a un siècle, il y a une éternité. Joe ! Sort de ce corps) que je l’ai rencontré. Bizarrement je ne me souviens pas d’elle à la réunion de préparation du mois de mai. Je dis « bizarrement » parce qu’étant donné la place qu’elle tient encore dans ma vie je ne comprends pas pourquoi je n’ai aucun souvenirs d’elle dès ce moment.
Mais en Juillet nous avons commencé à travailler ensemble et là ça a été le déclic. Au bout de 3 jours seulement je « larguais » lâchement (oui je sais ce n’est pas beau !) ma copine de l’époque sans lui expliquer (délicatesse de ma part) que je me sentais plus proche de cette fille (femme ?) en 3 jours que d’elle en plusieurs mois.
J’ai passé un mois à ne pas réfléchir, à simplement vivre tous les jours avec elle, c’est fou ce que la vie quotidienne dans un milieu clos rapproche rapidement les gens. Je n’avais même pas besoin de lui parler, je pouvais passer une soirée simplement à coté d’elle, une heure à la regarder dormir pendant la sieste des gamins ou à la voir organiser une activité.
Pour la première fois pleins de choses qui me paraissaient artificielles dans une relation étaient devenues parfaitement naturelles. Je n’ai pas cherché à analyser ça à l’époque, à la fois parce que j’étais trop occupé à le vivre simplement et peut être par peur qu’elle me dise que j’interprétais mal les choses. Je préférais m’en tenir au bonheur d’avoir sa tête posée sur mon ventre pendant la sieste plutôt d’apprendre que c’était naturel pour elle et qu’il n’y avait aucune ambiguïté.
Je n’avais d’ailleurs pas cherché non plus à savoir si elle avais quelqu’un dans sa vie en dehors de la colo, seuls comptaient les moments que je pouvais passer avec elle. Cet été là je n’ai rien tenté, même pas de lui parler de ce que je pouvais ressentir, j’avais trop la trouille de m’être empêtré dans mes rêves et d’avoir fantasmé tout cela.
Ce premier été s’est terminé ainsi et nous avons gardé le contact, et « retravaillé » ensemble dans cette même colonie plusieurs années de suite. Et forcement là je n’ai pas pu m’empêcher de vouloir plus mais toujours avec cette peur de perdre le peu que j’avais déjà Donc n’écoutant que mon courage je me contentais d’espérer en silence.
Comme on pouvait s’y attendre je me suis décidé à lui parler trop tard, au mauvais moment, (j’ai toujours eu un sens du timing qui penche plus vers le drame que la comédie romantique) et j’ai du supporter de la voir avec un autre...tous les jours pendant 2 semaines. L’isolement de la colonie de vacances que j’avais tant apprécié jusque là était devenu un enfer, je ne pouvais pas l’éviter et donc je le voyais forcement lui aussi. Mais même là je ne pouvais lui en vouloir (et pourquoi d’ailleurs ! si j’avais agi au lieu de lâchement attendre ….) et donc ne pouvant la détester(jamais) je m’appliquais à haïr ce mec, lequel ,d’ailleurs, trouvait manifestement amusant de me parler d’elle, de me demander mon avis sur des choses la concernant (forcement j’étais celui avec qui elle parlait souvent .. avant lui).J’avoue que c’est l’une des rares fois où je failli être violent avec quelqu’un avec vraiment l’intention de faire mal, de faire souffrir physiquement. (Heureusement le jour où j’ai failli craquer certains m’ont retenu, jugeant, à juste titre, que ma musculature était loin d’être adaptée aux sports de combat).
C’était aussi le dernier été ou nous avons travaillé ensemble…
Malgré cela nous ne nous sommes jamais perdu de vue, elle m’a même invité à son mariage. Une coïncidence a fait que je n’ai pas pu y aller ,m’évitant ainsi de mentir pour me défiler, je ne voulais pas tester de la voir avec un autre encore fois, j’avais déjà donné et j’aurais eu l’impression de trahir son amitié en les félicitant et en lui souhaitant plein de bonheur avec lui sans forcement le penser (on ne saura jamais, même pas moi ce que j’aurais vraiment ressenti, si j’aurais pu regarder dans les yeux ce mec qui la rendait tellement heureuse). Bref ce n’était pas ma place j’aurais pu gâcher sa journée et notre amitié.
J’avoue que j’avais évité de penser ça depuis pal mal de temps mais je lui ai avoué récemment ce que je pouvais ressentir à l’époque, elle m’a envoyé ce mail ou elle m’explique que la colo fait partie de ces meilleurs souvenirs, qu’elle avait « halluciné » sur moi (je cherche encore ce que cela peut vouloir dire exactement) et qu’elle s’était dis qu’il ne fallait pas faire de conneries avec moi (et merde ! je crevais d’envie qu’elle fasse des conneries avec moi) et j’y repense.
Je raconte tout cela comme si j’avais enfin le cran de lui le dire en face alors qu’il n’en est rien. Je ne sais pas si elle me lira mais rien que le fait de coucher tout cela par écrit me soulage un peu. Je me déleste.
Bref il y a des souvenirs qui font autant de bien qu’ils posent de questions…c’est quand même con la vie.(même si j’avoue mettre pas mal d’entrain à me vautrer dans les situations me permettant de me lamenter sur mon sort)
Rien de bien original.





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