Des fois ma vie est calme… trop.
Et comme j'ai du mal à supporter l'ennui, lorsque le destin et la fatalité refusent conjointement de faire bouger ma life je
prends des décisions à la con.
Par exemple pour faire face à la monotonie de ces derniers jours j'ai décidé de proclamer la semaine officielle sans caleçon.
(Ne cherchez pas, les bonnes idées fusent chez moi, et des "comme ça" j'en ai encore pleins en stock).
Etant donné que j'adore me balader à poil, je me suis dit le port d'un pantalon sans sous-vêtement au travail durant une période
de 6 jours (oui parce que le faire juste une journée cela m'arrive quand même assez souvent), devrait me donner un avant gout de vacances, de liberté et de sensualité débridée.
Ne pouvant me résoudre à ce que cette expérience plonge dans l'oubli, je rédige un compte rendu quotidien que je vous livre sur
le champ :
J1 : lundi 14 juillet.
Un jour férié donc trop facile, j'ai même une période sans caleçon sans pantalons, sans les mains, sans pudeur. Les clients du
restaurant d'en face n'ont pas l'air de tous apprécier le spectacle (les hommes sans doute jaloux de mon anatomie plus qu'avantageuse et les femmes se rendant compte de ce qui peut exister et que
ce qu'elles doivent se taper)
J2: Premier jour au travail,
Pas de prise de risque excessive j'évite de croiser la fille du standard qui depuis l'arrivé de la chaleur semble vouloir
s'entrainer à "j'te montre, j'te montre pas". La journée passe normalement avec tout même une augmentation sensible du nombre remise en place du paquet et des bonbons (mais discrètement, sous le
bureau, aux toilettes ou debout devant une collaboratrice assise)
J3 : 2eme jour de travail.
Je remarque non sans effroi que certains pantalons taillent en peu bas dans ma garde robe et que je me retrouve dans la
situation du plombier qui montre la moitié de ces fesses à chaque fois je me baisse. Heureusement j'ai un beau cul et je ne me baisse que peu (je demande aux autres de la faire pour moi).
Peut être qu'en me cambrant pour ramasser mon stylo lorsque je passe au standard
?
J4: Aujourd'hui
Mon collègue de droite me regarde bizarrement, a-t-il deviné ?
Une baisse de la température associée à un dérèglement de la climatisation me fait amèrement regretter la douce tiédeur de mes
boxers.
Certes le froid raffermit les tissus mais bon je n'ai jamais demandé à avoir des couilles en bois !
Je commence à me dire que je tiendrai sans doute pas jusqu'à demain, surtout que la venue d'un client va m'obliger au
traditionnel port du costume dit "pingouïnage".
En tout cas je constate que cela ne change absolument rien ma vie,je n'ai vécu ni passion foudryante, ni suciter de
flambée de désirs incontrolable, j'en déduis donc que le port de sous-vêtements masculin n'est qu'une tradition désuète dont profitent honteusement les vendeurs de slips en tout genre, c'est une
HONTE.